Carrefour accepte finalement de lui vendre la palette avec une remise de -40%…

Dans un récent catalogue, Carrefour annonçait une remise de 40% sur l’achat d’une palette de granulés. Une bourde que le commerçant s’est empressé de corriger dans son magasin. Oui, mais ce n’est pas dans le catalogue. L’enseigne a dû appliquer la remise donnée à un consommateur.

Les obligations du vendeur

Le code de la consommation est simple. Selon l’article L113-3, tout vendeur est tenu de notifier à ses consommateurs les prix auxquels il fait la promotion de ses biens et services. Et ce n’est pas tout. On pense au marquage, à l’étiquetage, à la publication, ou à tout autre procédé acceptable. Cette condition doit être comprise comme ayant un but très précis. Son but est de permettre au client de s’engager en toute connaissance de cause.

Les personnes qui ne respectent pas cette règle s’exposent à une sanction de 3 000 euros. Et une amende de 15 000 euros pour les personnes morales. De toute évidence, le problème de cette pièce n’est pas un manque d’étiquetage, mais une inexactitude. Cependant, il y a une certaine ligne directrice à respecter. Si vous continuez à lire notre texte, vous allez tout comprendre.

Carrefour doit assumer la responsabilité de son erreur.

En pleine période de pénurie de granulés et de flambée des prix, Maxime a vu une bonne affaire dans le catalogue de Carrefour. Il décide de prendre sa journée et d’aller faire ses courses. Mais à son arrivée, il est tout de suite déçu. Sur la palette, la remise indiquée n’était plus de -40%, mais de -40 euros. Il convient de noter que le détaillant a rapidement signalé l’inexactitude du magazine. Par un message à la réception, mais aussi au service concerné.

Oui, mais en tant qu’acheteur, vous avez des droits. En effet, si vous tombez sur une inexactitude de prix dans un magasin qui est cohérente avec la valeur de la marchandise, vous avez le droit d’utiliser l’article L133-2 du Code de la consommation. Pour rappel, ce dernier précise que le tarif le plus favorable pour le consommateur est utilisé en cas de litige.

Il part avec une remise de – 40 %.

Comme vous pouvez le constater, à moins que le consommateur ait un comportement frauduleux, le professionnel doit accepter le prix indiqué, que ce soit dans un catalogue ou en magasin, même s’il y a une inexactitude. Heureusement pour Maxime, Carrefour Dijon a pris le relais. Il a pu repartir avec une remise de 40% sur sa palette de granulés. N’est-ce pas une bonne chose ?