Les départements dans l’incertitude entre le RSA et l’obligation de travailler.

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La réforme oblige les personnes à travailler au moins 15 à 20 heures par semaine pour bénéficier du RSA, qui a remplacé le RMI fin 2008. Cette mesure sera mise en place progressivement sur le territoire français et devrait être effective d’ici 2024. Par ailleurs, le RSA rencontre des difficultés qui ont été soulignées dans de nombreux rapports : celles liées à l’accompagnement. Que prévoit exactement la réforme du RSA ?
Il s’agissait d’une promesse inscrite dans le programme de campagne présidentielle du candidat Macron. Le gouvernement d’Elisabeth Borne entend lancer cet automne une expérimentation dans plusieurs départements français pour réformer le « travail obligatoire » du RSA (Revenu de Solidarité Active). » Les bénéficiaires du RSA seraient à terme tenus de travailler un certain nombre d’heures par semaine.

En effet, une dizaine de départements s’apprêtent à mettre à l’épreuve une nouvelle formule d’obtention du RSA travail obligatoire. L’objectif du gouvernement est de trouver des travailleurs pour les secteurs à forte demande comme le bâtiment et la restauration.

Le RSA travaux obligatoires

Le Revenu de Solidarité Active est une prestation sociale qui complète les ressources d’une personne démunie ou à faible revenu. Ce revenu existe pour assurer un niveau de vie minimal. Il est géré par les conseils départementaux, et les versements sont effectués par les caisses d’allocations familiales (CAF) et la caisse de sécurité sociale agricole (MSA).

Pour faciliter le retour à l’emploi et encourager l’activité professionnelle, le RSA (Revenu Minimum d’Insertion) a été rebaptisé Revenu Social d’Activité en 2009. Le RMI est en vigueur depuis 30 ans. Depuis 1948, il est l’un des principaux outils intégrés dans le droit social français pour lutter contre la pauvreté.
Malgré les vives polémiques et la controverse qu’il a suscitées pendant la campagne présidentielle, l’objectif du gouvernement de modifier le RSA (Revenu de Solidarité Active) reste au programme. Une dizaine de départements devraient s’y essayer avant de le rendre universel en 2024. »

Le dévouement d’Emmanuel Macron

Candidat à sa réélection en mars, Emmanuel Macron s’est engagé à évaluer l’accès au Revenu de Solidarité Active (RSA). « Il y aura une responsabilité dans le cadre de cette réforme de consacrer quinze à vingt heures par semaine à une activité permettant l’insertion professionnelle, soit par la formation, soit par l’emploi », avait-il déclaré. Le temps est venu d’annoncer la mise en œuvre.

La réforme du RSA est entourée de mystère.

Quand sera-t-elle mise en œuvre ? A qui s’adresse-t-elle ? Et dans quelles conditions ? Pour l’instant, les questions restent sans réponse ! « Je suis candidat à l’expérimentation pour cette raison », a déclaré le responsable du conseil départemental de l’Essonne. En outre, « j’ai bon espoir que nous puissions collaborer avec l’État. Je veux dire au gouvernement quels sont les dossiers que je veux lancer. Parce que les situations des bénéficiaires du RSA sont très différentes, le dispositif doit être large et ne pas se limiter aux heures de bénévolat.

Selon François Durovray, l’objectif premier est de trouver un emploi aux bénéficiaires du RSA. Comme il existe plusieurs stéréotypes concernant les bénéficiaires du RSA, cela permet à la personne de reprendre confiance et à l’employeur d’être plus détendu. C’est une situation gagnant-gagnant.

Réforme du RSA pour dix régions expérimentales

Par conséquent, l’expérimentation du gouvernement pour la réforme du RSA devrait se concentrer sur dix territoires pilotes dans cinq à dix ministères. Cependant, la liste de ces départements est loin d’être complète.
Dans chaque département pilote, tous les bénéficiaires du RSA bénéficieront d’une seule phase de diagnostic-orientation. Tous les personnels chargés de l’encadrement et de l’accompagnement utiliseront le même logiciel de suivi.

Par ailleurs, le nombre d’heures d’activités hebdomadaires sera déterminé par le profil des allocataires ainsi que par le contexte local.

Emmanuel Macron veut atteindre le plein emploi.

L’objectif fondamental que s’est fixé Emmanuel Macron dans le cas d’un second mandat est d’atteindre le plein emploi. En effet, bien que le taux de chômage ait atteint 7,4% de la population en âge de travailler, le candidat a proposé des pistes pour le ramener à 5% à la fin d’un hypothétique second quinquennat.

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